Comment parler de basket sans parler d’émotion ? N’importe quel fan de NBA vous dira qu’il peut passer du rire aux larmes en seulement 48 minutes. C’est justement ce que nous inspire ce Knicks – Hawks. Cette série de playoffs était attendue pour de nombreuses raisons. Deux équipes qui n’ont pas disputé de post-season depuis plusieurs années (2013 pour New York et 2017 pour Atlanta). A l’époque, Mike Budenholzer préférait Paul Millsap à Giannis Antetokounmpo et Carmelo Anthony enfilait les paniers comme des perles avec son grand ami J.R. Smith.

Beaucoup de choses ont changé mais la passion des fans pour leur franchise est restée intacte. Et si cette série a peu de chance de voir sortir un potentiel champion NBA, elle n’en reste pas moins totalement dingue ! Petite présentation de ce qui fait que cette confrontation est l’illustration même de tout ce qu’on aime dans le sport.

Game 1, les Knicks ont l’avantage du terrain. Le Madison Square Garden est en feu et Spike Lee signe son grand retour sur le bord du terrain. La tension est au maximum. Entre-deux remporté par les Hawks. La guerre peut commencer. Premiers playoffs pour Trae Young et Julius Randle, les franchise players des deux équipes qui doivent porter sur leurs épaules toute la pression liée à l’importance de ce match.

Les fans font tout pour faire déjouer le jeune Trae Young avec du trashtalking bien salé mais l’ancien meneur des Sooners de l’Oklahoma n’en a strictement rien à faire et s’apprête à produire l’un des meilleurs début en playoffs de l’histoire avec un buzzer beater sensationnel qui répond à l’égalisation de Derrick Rose dans les derniers instants du match. Un floater, un doigt, une bouche et Atlanta récupère l’avantage du terrain. Enorme coup de massue sur la tête des New Yorkais qui doivent réagir après une prestation catastrophique du duo Randle – Barrett.

 

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Le second match de cette série remet les pendules à l’heure malgré une nouvelle contre-performance du MIP, avec un R.J. qui est tout l’inverse de J.R. dans ses grands moments. 10/30 au tir en cumulé mais Derrick Rose score 26 points et Taj Gibson présente un plus/minus de +23. Comme l’impression d’écrire un article sur les Bulls de 2011… doit-on rappeler que cette équipe est coachée par Tom Thibodeau ? Les Knicks partent à Atlanta à 1-1 avec beaucoup d’incertitudes quant à leurs prestations offensives sur ce début de série.

Sans la pression du MSG qui paraît insoutenable pour Randle, tout est possible dans ce troisième match. Malheureusement, la défense des Hawks a une nouvelle fois raison de Julius qui nous gratifie d’un somptueux 2/15 au tir dont 2/17 à 3 points. A côté de cette purge de basket, le MVP 2011 continue de performer mais ses 30 points ne suffiront pas pour prendre l’avantage dans la série. Atlanta mène 2-1 et les Knicks ne passent même pas la barre des 100 points dans le match.

Le profond sommeil offensif de New York se transforme en coma dans le match 4, qui n’est qu’une simple répétition de leur précédente confrontation. La State Farm Arena chante “overrated” à l’unisson dès que Randle touche un ballon et un gouffre quasi-insurmontable se crée entre les deux équipes. L’une déjoue complètement quand l’autre assure la continuité par rapport à la saison régulière.

PLAYOFFS NBA : LES KNICKS PEUVENT-ILS LE FAIRE ?

L’attente de cette série a fait battre bien des cœurs avant même le coup d’envoi du match 1. Certains ont confirmé comme Trae Young qui réalise pour le moment un magnifique début de carrière en playoffs quand d’autres ont déçu à l’image de Julius Randle qui tourne à 27% au tir. La joie pour Atlanta, la frustration pour New York. Un public en feu et des actions qui resteront dans les mémoires. La naissance d’une véritable star. Une équipe est arrivée prête et en forme, l’autre ne parvient plus à appliquer la recette qui fonctionnait il y a quelques semaines et paraît complètement émoussée.

Le coaching de Thibodeau qui tire sur ses titulaires est évidemment (encore une fois) à remettre en question lorsqu’on voit le profond décalage entre les surperformances de saison régulière face à la fatigue en playoffs. Il est tout de même important de rappeler que cette série n’est pas terminée. Tout va très vite en NBA et revenir d’un 3-1 est possible. Mais la marche semble très haute tant les questions se font de plus en plus nombreuses. C’est sur le terrain que des réponses pourront être apportées. Rendez-vous le 2 mars à 1:30 pour du grand basket !