Notre passion pour le Basketball et la NBA n’est plus à prouver. Sa popularisation, également, n’est plus une surprise pour personne. À travers les nouveaux médias, le fil rouge de notre dossier en quatre parties, notre intelligent et spectaculaire sport profite d’un succès fort que nous allons vous démontrer. Nous avons souhaité mettre les deux appuis sur le parquet et savoir dans quelle mesure la hype autour de la NBA a rejailli sur le basket en France. Tel un état des lieux complet de sa situation. Car la France aussi à ses acteurs, ses événements, et ses outils pour faire en sorte que le Basketball évolue au sein de notre beau pays. Nous serons enfin critique, du moins progressistes, puisque la popularisation du « panier-ballon » possède ses quelques limites.

Dans ce premier numéro, ce sont les médias professionnels et amateurs qui sont à l’honneur, mais pas que ! D’autres organisations, bien loin du système d’information classique ont su populariser notre discipline à l’international ainsi que dans la maison Bleue. Checkball … Let’s go !

RAISONS D’UNE MÉDIATISATION NETTE ET CROISSANTE

En effet, c’est au cours de notre dernière décennie que les réseaux sociaux – grands représentants des nouveaux médias – ont pris une ampleur considérable dans notre société. Il n’est alors pas surprenant que ces moyens de communications ont pu développer l’attractivité d’une quantité infinie de domaines d’activités et le Basketball en fait parti.

L’information arrive plus aisément à nous. Auparavant, pour obtenir une image d’un match NBA ou autre gratuitement et en temps réel, cela était très difficile voir impossible. Avec les réseaux sociaux et les multiples médias qui communiquent là-dessus, les supporters du monde entier profitent du spectacle à la seconde où l’événement se réalise. Cette communication immédiate et connectée a rendu visible des performances dantesques des meilleurs joueurs et équipes des US. L’effervescence autour de Stephen Curry – et de la NBA des années Warriors – sans les highlights de l’artificier diffusées en temps réel aux quatre coins du monde n’aurait pas du tout était la même à une époque sans réseau.

Parler de la médiatisation en France sans parler des grands noms et événements qui ont su écrire la légende de notre sport serait inadmissible. Nous nous concentrerons dans un prochain article sur la réussite du terrain et les résultats des Équipes de France comme des moyens essentiels de populariser le Basketball. Nous n’allons pas nous étendre sur ce sujet dans ce papier, mais il est évident qu’en France, s’il n’y pas de Tony Parker, d’Euro 2013, de France – Espagne mythiques ou de France – USA 2019, l’histoire n’est pas la même. Le basket français s’est construit sur ces événements. Et des médias ont pris vie grâce à des passionnés qui ont vibré devant des exploits tricolores.

Le média Trashtalk est sûrement le pionnier de cette médiatisation – sans vouloir manquer de respect aux autres organisations présentes avant eux. De part leur omniprésence sur chacun des outils numériques et communicationnels et grâce à leur ton décalé « entre amis », les acteurs de ce média ont trouvé la bonne méthode pour attirer tout naturellement de novices de la balle orange. La ligne éditoriale s’adapte évidemment à chaque médias, mais pour autant on retrouve la patte « Trashtalk » qui rend notre sport accessible et passionnant.

Ces médias ont pu nous fidéliser très facilement à ce sport. En quelques vidéos seulement du média Trashtalk, vous en avez déjà appris bien assez sur la ligue et ses acteurs que l’on ne remarque pas que vous êtes un Basketix tout juste né ! Lorsque l’on commence à suivre un domaine, il faut généralement un certain temps avant de maîtriser le sujet en question. Avec les divers contenus qu’il propose, nous serions curieux de voir combien de personnes se sont tournées vers la NBA. Pure player à ses débuts, le média s’est déployer à plusieurs occasions sur d’autres supports d’information. Ses deux livres sortis respectivement en 2018 puis 2020 témoignent de cette volonté d’élargir ses productions et montrent toute son envie de faire progresser la connaissance de la discipline en France.

Trashtalk se concentre majoritairement sur la NBA, mais comme d’autres médias spécialisés de Basketball, il prend part à des sujets sortants de la grande ligue. Malheureusement, ce n’est pas celui qui s’illustre mieux pour parler du Basketball français. Un point peut-être dommageable quand on connaît la popularité de Trashtalk et surtout de son équipe.

 

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BASKET EN FRANCE : QUAND LES MÉDIAS SONT LÀ, TOUT VA !

Nous venons de parler d’un des médias les plus populaires en France mais il est évident qu’il n’est pas seul à couvrir l’actualité de notre sport préféré ! Le traitement médiatique du Basketball est réalisé par une pluralité de sources – professionnelles ou amatrices – de grandes qualités et où chacun peut s’y retrouver. Les médias coexistent dans la sphère grandissante du Basketball et en particulier celle du show américain de la NBA, se complètent et se soutiennent même.

Et justement, après s’être principalement établis sur les ligues outre-atlantique (NBA, NCAA, WNBA ou encore G-League), ces organisations n’hésitent plus à traiter de basketball féminin, de nos championnats français, européens ou de la nouvelle discipline du 3×3. L’objectif de rallier à ces causes tout autant que la NBA est encore loin d’être atteint mais nous sommes en bonne voie. Nous pourrions vous citer aisément une quinzaine de médias français de Basketball. Beaucoup ont vu le jour lors des cinq dernières années et ne cessent de se développer sans se contenter de parler à l’américaine. Si l’on prend le cas du média First Team, un ancien dans le milieu, il se concentre davantage sur le basketball continental en commentant des matchs de Strasbourg en ce début 2021 et en abordant lors de ses nombreuses émissions – sur YouTube et Twitch – les championnats de l’hexagone.

Certains médias se réinventent même pour toucher de nouvelles cibles en voyant que le marché du Basket-ball en France est en plein « boum ». Prenons l’exemple du média Basketsession qui possède depuis plusieurs années un site web et qui avait son magazine Reverse. En 2018, ils ont alors stoppé ce dernier projet pour en oser un bien plus original mais toujours au format papier : Le Mook Reverse. Une aventure qui n’était pas gagnée d’avance puisque le média a eu besoin a d’une campagne de crowdfounding en amont. Elle a été réalisée avec succès, preuve de la volonté de faire émerger de nouveaux supports pour profiter d’un contenu inédit sur le Basket-ball. Ce format de livre mêlant entretiens et articles intemporels proche du magazine et marqué par une forte illustration a désormais son public puisque les éditions Reverse ont sorti récemment leur septième Mook en moins de deux ans et demi après la sortie du projet. Il produit un journalisme pluriel et appartient à la tendance dite « slow », où le lecteur peut prendre son temps pour déguster ce bijou de bouquin.

 

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Théo Haussemer, rédacteur en chef des Editions @ReverseMagazine vient discuter Basketball avec l’équipe de la First Team lors de leur émission hebdomadaire sur YouTube.

DES SUPPORTS NUMÉRIQUES SOUS-ESTIMÉS

Diverses supports numériques prêtent à la popularisation de notre sport, non pas dans l’objectif principal d’informer, mais plutôt dans celui de divertir ses consommateurs. Nous allons en présenter quelques-uns qui apparaissent être, sans que l’on s’en rende pourtant compte tant on leur prête une fonction ludique, des moyens pertinents pour populariser la discipline au plus grand nombre.

En pleine pandémie et alors que le Basketball ne pouvait plus se pratiquer convenablement en France, il fallait bien se trouver de nouveaux loisirs pour s’occuper ! Le combo terrain – sneakers, c’est bien, mais celui canapé pop-corn est pas mal en son genre. Surtout lorsque l’ami Netflix sort ses plus beaux chefs d’œuvres de séries. Lors du premier confinement de 2020, nous avons donc eu droit à une autre manière de faire découvrir le Basketball grâce au documentaire The Last Dance sur l’ultime saison des Bulls de Jordan, Pippen et Jackson. Plus récemment encore, le site de streaming « en rouge et noir » a diffusé un nouveau doc’, cette fois-ci, spécialisé dans le Basketball universitaire : Last Chance U Basketball. Nous n’allons pas faire la promotion de ce géant pollueur adoré de tous, pour autant c’est tout un catalogue de films & séries 100 % Basket dont vous pouvez profiter. Et le Coach Carter ne vous dira pas le contraire !

Pour ce qui n’ont pas compris où nous voulons en venir, voilà le topo ! En se déployant aussi sur nos écrans, le Basketball conquis un nouveau public et entre dans le paysage culturel. Cet été, peut-être que des enfants découvrirons LeBron James dans une salle de cinéma à l’admirer dans Space Jam 2. Comme vingt ans auparavant, les précédentes générations ont associé le nom de Michael Jordan au basketteur star du Tunes Squad.

Dans un tout autre style, les jeux vidéos sont immanquablement devenus de véritables nouveaux médias de masse. De toutes les sortes, ils jouent leur rôle dans cette popularisation en attirant les plus geeks d’entre nous, dont le jeune public.

Pour ne citer que lui, le jeu NBA 2K apparu au début du second millénaire connaît un succès à chaque sortie annuelle de son nouveau jeu. L’opus de 2019 s’était classé en tête des ventes dès sa sortie. Grâce son graphisme immersif, il permet – selon ses modes de jeu – de se mettre dans la peau d’un joueur, d’une franchise NBA et de son manager ou même de partager en ligne quelques « games ». Toutes ces fonctions qui ont pour finalité de connecter les fans de NBA entre eux et d’en ajouter de nouveaux dans le wagon. De plus, la NBA a flairé le bon tuyau en créant il y a quatre ans déjà sa propre ligue professionnelle.

Des médias accompagnent son développement. Le site de streaming en direct gratuit et reconnu Twitch – spécialisé dans le gaming – s’est saisi bien avant la création de cette ligue de la diffusion de ce jeu par ses utilisateurs. Pour certains de ces derniers, ils ont même devenu des influenceurs, joueurs professionnels et représentants de la NBA à diverses échelles. Aux États-Unis, le groupe de télévision ESPN retransmet la compétition NBA eLeague, preuve que cela recueille une certaine cible. Et la grande ligue, avec ses franchises qui s’exportent dans le e-Sport, en a bien conscience.

En France aussi, la fédération a lancé sa propre marque, la FFBBesports. La plus importante instance de Basketball de notre pays s’inspire des meilleurs et investie là où se trouvent des nouveaux consommateurs et s’adapte à leur goût. En plus de NBA 2K, elle s’est orientée vers le jeu Rocket League en créant la FFBB Hoops League. Le nom claque et le projet s’annonce diversifié ! Avec les services de Lukas Nicot en commentateur, la voix du Basket français, sa diffusion ne peut être que réussie.

Il y a bientôt deux ans, un collectif d’entrepreneurs digitaux passionnés de Basket-ball ont souhaité créer une application mobile permettant à tous les passionnés et pratiquants de Basket-ball de pouvoir se réunir sur les terrains de nos villes. L’application se nomme Ball’n Connect. C’est exemple n’est pas pris au hasard puisqu’il a eu besoin d’une campagne de dons qui s’est déroulée en décembre 2019, soit très récemment, pour exister. Une preuve que nous sommes bien dans une période où le Basket-ball n’a jamais suscité autant d’engouement en France avec des nouveaux supports de communication permettant ce ralliement de fans.

Ce projet s’est appuyé sur l’aide de la communauté Basket-ball française grandissante. Après une trentaine de jours de récolte, ce fut un réel succès avec une cagnotte finale dépassant les objectifs que s’était fixés Ball’n Connect. L’objectif affiché était clair : rapprocher les joueurs entre eux, construire des ponts entre passionnés, apprendre les uns des autres et ne plus rester seul pour faire du Basket-ball, un sport trop peu représenté et diffusé comme le pensaient les créateurs de l’application.

Après quelques mois de lancement, l’organisation à l’idée innovante a enclenché un splendide premier pas grâce à ses nombreux événements et tournois réalisés. Partout en France, les utilisateurs se retrouvent sur les playgrounds et la communauté Ball’n Connect ne cesse de s’agrandir.

Le premier numéro de ce dossier touche à sa fin. La prochaine fois, nous nous attaquerons en détail au système des communautés. Celles-ci, aux fonctions bien particulières et très pertinentes au cours de la popularisation du Basketball en France, se sont démultipliées en très peu de temps en s’installant sur le terrain des réseaux sociaux. Les médias, les fans, les organisations dirigeantes ou les joueurs eux-mêmes ont su créer leur propre communauté – pour des utilisations et raisons diverses nous le verrons – pour finalement s’entremêler et enrichir notre sport, son image et ses activités.