Après des titres de Champion de France, les espoirs et une première sélection en Equipe de France de Football Américain, Stanley Zeregbe s’est retrouvé au milieu d’une année 2020 galère pour tous les sportifs de haut niveau. Mais le jeune Défensive End garde son sang-froid et attend son heure. Il s’est confié avec simplicité et humilité.

Si le frenchie fait monter le suspense quant à son club la saison prochaine. Nous avons quand même un conseil pour ses futurs adversaires : Ne croisez surtout pas la route de Stanley sur un terrain de football américain en 2021. Vous êtes prévenus maintenant !

G. : Tu as vécu ta première sélection avec l’Equipe de France contre la Serbie en Novembre 2019. Peux-tu nous en parler ? Tu t’y attendais ?

Stanley : Oui et non. J’ai joué au Flash de La Courneuve et on a été Champion de Fance 2 années d’affilée. Je pensais être dans le groupe quand la France est sacrée Championne d’Europe en 2017.

Mais j’ai continué à travailler avec le staff du Flash. Il y avait du monde pour nous aider à progresser et j’ai enfin eu la chance d’être sélectionné. Une super expérience avec les coachs. On crée des liens avec d’autres joueurs avec lesquels on échange beaucoup. Une expérience magnifique !

G. : Qu’as-tu ressenti en enfilant le maillot de la Team France ?

Stanley : Une immense fierté et un grand honneur. J’ai envoyé des photos à ma maman et mes proches avec le maillot. En un mot : fierté !

G. : Puis le coup d’arrêt avec la crise sanitaire. Comment as-tu appréhendé la nouvelle ?

Stanley : Dur ! J’avais pris un coach perso pour préparer les matchs et notamment un match en Italie avec l’Equipe de France. Un sentiment bizarre et frustrant.

G. : Personnellement, comment as-tu géré cette année quasi blanche pour le Football Américain en France ?

Stanley : J’ai décidé de voir le Covid comme la pluie, l’orage quand tu fais un sport d’extêrieur. Tu ne peux pas le contrôler alors tu t’adaptes. Ce que tu peux contrôler c’est toi et ce que tu feras demain.

Je me suis focus sur moi en allant courir, des escaliers, des échelles. J’ai aussi pu m’entraîner dans mon jardin. C’est une chance. J’ai fais comme je pouvais en achetant du matériel et en faisant des visios avec des copains qui sont coachs sportifs. Je me suis adapté.

G. : T’as le sentiment que ta progression a été stoppé ?

Stanley : Mon dernier match remonte à Novembre 2019 ! Alors pour éviter la frustration et garder les automatismes, je regarde beaucoup de vidéos pour ne pas perdre le rythme.

G. : Quel est ton avis sur le développement du Football Américain en France ?

Stanley : On est sur une bonne marge de progression. Beaucoup de joueurs ont eu des expériences à l’étranger, au Canada, aux Etats-Unis. Quand ils rentrent en France, ils donnent ce qu’ils ont appris aux plus jeunes.

Les choses en France évoluent dans le bon sens. Il y a notamment Brandon Collier via PPI Recruit qui aident et placent beaucoup de jeunes joueurs. Maintenant les coachs et recruteurs savent qu’il y a des ballers en France. Ça ouvre beaucoup de portes. On retrouve de nombreux coachs canadiens dans l’Elite en France.

 

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G. : Le Canada est un grand pays de Football Américain ?

Stanley : Ils ont des installations magnifique dans les universités canadiennes. J’ai des amis à l’Université de Laval. Ils m’ont montré les installations et on se croit dans une grande université US.

G. : L’aventure de l’autre côté de l’Atlantique s’est déjà présentée à toi ?

Stanley : Plusieurs fois même ! J’ai eu quelques offres de bonnes écoles aux States. Mais au Canada, toutes les grandes écoles m’ont fait des propositions. Malheureusement la vie a fait que je n’ai pas pu y aller.

G. : Un regret ou pas ?

Stanley : Je ne dirais pas regret. Mais ça me pousse à voir les choses différemment. Quand tu es footballeur dans le cursus au Canada ou aux USA, tout est fait pour que tu sois un joueur de football américain. En Europe (France, Allemagne, Autriche), tu dois t’entraîner tout seul. Tu dois te débrouiller seul.

G. : Peux-tu nous parler de ton poste de Défensive End au Football Américain ? Tu touches très rarement le ballon. Comment tu tires ton plaisir sans toucher le ballon ?

Stanley : Merci de poser cette question. Comme logiquement, je ne suis pas censé toucher le ballon. Moi mon objectif ça va être de tout faire pour l’attraper ! C’est ce qui m’anime et m’excite le plus.

G. : Tu seras dans quel club à la reprise en 2021 ?

Stanley : Je ne joue plus en France. Après Thonon, je suis allé jouer en Allemagne avant que tout s’arrête. Mais je ne peux pas encore dire dans quel club je joue l’année prochaine ! (Même en off, il n’a rien lâché!)

G. : Sans nous dire dans quel club tu joueras. Dans quel état d’esprit es-tu avant d’attaquer la saison 2021 ?

Stanley : Je veux être le meilleur tout simplement. Mais surtout « Angry »… Je suis énervé ! J’ai vraiment envie de jouer et d’être sur le terrain que ce soit en attaque ou en défense. Mettre un casque et des épaulières et rentrer dans le mec en face. J’ai accumulé tellement de frustration depuis quelques mois.

G. : Tu es jeune. Quels sont tes objectifs pour les années qui viennent ?

Stanley : Je m’entraîne tous les jours afin d’être sélectionné pour le prochain Global Combine. En espérant qu’il y en ai un. Je veux avoir une chance de me montrer pour intégrer la Canadian Football League. Je pourrais y rejoindre Valentin Gnahoua et Benjamin Plu avec qui j’ai déjà joué.

Mon objectif premier, c’est vraiment de jouer au plus haut niveau. Je me fixe pas vraiment de limites. Pourquoi pas la NFL même ? Une fois que tu as un pied en CFL c’est jouable. Je suis ambitieux !

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