Créer un label c’est bien beau mais il faut bien savoir à qui on l’accorde. Pas de copinage chez Grounds. Il faudra le mériter son « LAB/EL Grounds ». C’est important pour nous. C’est important pour vous. Comment être crédible si on file cette précieuse récompense à n’importe qui ? Il en va de notre crédibilité. Cette légitimité à vous parler de nos pépites et nos découvertes lifestyle, c’est essentiel pour nous.

Mais maintenant qu’on a dit ça quels seront les critères pour obtenir ce label ? On a tourné les choses un peu différemment dans nos têtes. On en est arrivé à 3 questions relativement simples. Si la marque répond favorablement à nos 3 questions alors on lui attribue le Label. Simple. Basique.

C’EST FABRIQUÉ OÙ ?

L’industrie textile figure parmi les plus polluantes de la planète. Un facteur majeur de cette pollution ce sont les transports de marchandises. On vous laisse imaginer l’impact carbone lamentable d’un teeshirt qui traverse le monde. Une aberration.

Alors nous faisons le choix de favoriser les marques qui font fabriquer en France. Il existe des ateliers magnifiques dans tout l’hexagone. Des ateliers qui disposent d’un savoir-faire inégalé. Dans une moindre mesure, les produits fabriqués en Europe auront aussi leur place dans les jeunes marques misent en avant.

Soyons honnêtes avec vous. Si vous voulez opérer un vrai changement, ça prendra du temps et de l’argent. Il faut mettre la main au portefeuille pour consommer local dans le textile. Le savoir-faire et les ateliers français ça coûte plus cher qu’un enfant au Cambodge. Mais sur le long terme ça vaut le coup.

C’EST FABRIQUÉ COMMENT ?

Quand on se pose la question de la provenance, on doit aussi se poser la question des matières premières utilisées pour concevoir et fabriquer le vêtement. C’est l’origine de tout. Il nous paraît essentiel de promouvoir une vision de bon sens.

Nous serons intransigeants sur les matières premières utilisées. L’utilisation de matériaux bio, de matières premières recyclées comme les bouteilles plastiques ou des fils recyclés seront primordiaux pour obtenir le Label. Les marques n’ont plus d’excuses pour ne pas utiliser ces recours.

La pollution c’est aussi la surconsommation. Et pourquoi on surconsomme ? Soit on est fashion addict et c’est dommage ou alors on achète des sapes de qualité moyenne (pour ne pas dire pire) et on doit changer souvent. Aujourd’hui, il faut consommer moins. Mais pour ça, il faut consommer mieux. Des matières premières de qualité pour des vêtements plus robustes, plus durables et plus résistants.

Où et Comment… Ces deux questions sont indissociables. Un coton bio qui a traversé le monde pour atterir dans une grande surface française ? Bullshit !

C’EST BEAU ?

Le temps des compromis est terminé. En 2021, nous n’aurons plus à choisir entre l’éthique, la protection de l’environnement… et le style ! Nous n’avons plus à entendre « C’est écolo mais c’est moche ! ». Aujourd’hui, les jeunes marques font un travail formidable sur le style et le design des vêtements et accessoires.

Sans exagérer, nous découvrons chaque semaine une nouvelle marque pleine de promesses qui se lance dans le game. Et une chose est sûre, les sapes ou les sneakers sont souvent très bien dessinées. Le niveau dans la création est monté d’un cran ces dernières années alors nos exigences aussi pour délivrer notre LAB/EL Grounds !

LAB/EL GROUNDS : LES EXCEPTIONS

Il en faut toujours. C’est parfois compliqué de laisser une marque sur le côté quand elle joue un rôle actif dans les changements que nous voulons pour demain. En écrivant ces lignes, nous pensons forcément à une marque française, VEJA.

Ils sont souvent montrés en exemple dans la lutte contre le fast fashion. Des produits éthiques, des matériaux recyclés mais aussi des produits super stylés. Mais alors pour nous il y a un hic. En effet, les sneakers VEJA sont fabriquées au Brésil. Elle traverse donc un océan pour se retrouver à nos pieds. C’est un peu gênant mais doit-on pour autant bannir cette marque de nos radars ? Absolument pas !

VEJA et d’autres marques ont déjà prouvé à maintes reprises leur engagement pour penser une industrie textile plus responsable et un monde meilleur. Alors si pour survivre, une marque doit faire fabriquer au Portugal ou en Italie, nous serons tolérants. Le lieu de fabrication sera le seul critère sur lequel nous aurons une réflexion plus « laxiste ».