La crise sanitaire que nous rencontrons est un tsunami économique. Le sport français n’y échappe pas. Mais c’est le sport amateur qui va en souffrir le plus. Alors pour éviter un drame, la Fondation du Sport Français, le Ministère des Sports et notamment le Comité National Olympique lance l’opération « Soutiens ton Club ».

C’est toute la famille du sport qui se mobilise pour sauver les clubs et les assos sportives. La crise sanitaire représente un trou dans les caisses d’environ 20 Milliards dans une économique qui représente 90 Milliards d’euros à l’origine. Le vide est colossal. Mais pas question de baisser les bras. « Impossible n’est pas français » comme on aime à le dire !

Cette initiative nous touche particulièrement car le sport amateur est à l’origine de tous ses magnifiques parcours de champions que nous décrivons au quotidien. Chaque Champions du Monde, chaque Champion Olympique, chaque Champion d’Europe a commencé son histoire d’amour avec son sport par une licence dans un club amateur ou une association. Le sport amateur donne beaucoup. Maintenant c’est à nous de l’aider.

Pour mieux comprendre l’impact du sport amateur dans nos vies, nous avons donné la parole à nos rédacteurs pour qu’ils nous parlent de leur premier club. Basket, Rugby, Football, la forme du ballon change mais la passion reste la même. Des mots qui aujourd’hui prennent une autre dimension.

« MON PREMIER CLUB » SELON LA TEAM GROUNDS.

« Un champ de patates, parsemé de cailloux, entouré de grillages et coincé entre un hôpital et le cimetière municipal (le décor pour les visiteurs est planté…), une réputation sulfureuse dans tout l’hexagone, il existe des décors plus accueillants pour un gamin qui découvre le sport. Et pourtant, mon coup de foudre avec le Rugby Club Valettois (banlieue de Toulon) fut immédiat.

Un melting pot social entre les gamins des alentours et les fils de marins et de militaires, des bénévoles passionnés et des parents impliqués (dans la fête aussi) ce club reste un excellent souvenir, au-delà de l’excellente formation sportive qu’on y reçoit.

Des entraînements, aux déplacements (Corse, Lyon) pour les grands tournois, aux voyages de fin d’année et aux événements du club (loto, fêtes diverses et variées) l’esprit famille était toujours au centre. Les éducateurs bienveillants permettaient aux gamins de s’éclater tout en faisant respecter les fameuses valeurs du rugby: il me semble que ces derniers avaient autant l’ambition de former des rugbymen que des jeunes hommes. Pas de championnite et zéro tolérance pour les écarts, ni de traitements de faveurs, tout le monde était logé à la même enseigne.

Les nombreuses victoires glânées contre les clubs rivaux (dont le grand RCT) ne gâchent bien sûr en rien ce bon souvenir. » Pierre-Yves, rédacteur Rugby pour Grounds.

« J’ai commencé le Basketball à six ans dans le club charentais de La Couronne Basket. J’y ai joué pendant dix ans et également coaché une équipe de U13 féminine pendant deux ans. J’ai arrêté toute activité au sein de ce club, pour autant je garde contact avec lui puisque mon père est très investi au LCB et qu’il me reste de nombreux amis là-bas.

La salle de La Couronne c’est comme une seconde maison pour moi. C’est là où j’ai pu apprendre énormément sur ce sport, m’épanouir personnellement et vivre des moments inoubliables, que ce soit en tant que joueur, entraîneur ou même supporter. Le club possède une équipe de Nationale 3 Féminine – la meilleure de Charente – mais il fut un temps pas si lointain où le LCB avait une équipe féminine en Nationale 1. Il y a vraiment eu des Samedis soirs et des matchs de Playoffs avec une ambiance de folie dans la salle omnisports de cette ville de 7000 habitants qui ne s’oublieront pas !

Je n’ai jamais fait d’autres sports que le Basketball, c’est ma passion et c’est grâce au LCB, à son esprit très familial et aux nombreux entraîneurs que j’ai connu que j’ai pu la pratiquer dans de très bonnes conditions. Je lui en suis très reconnaissant – oui je personnifie mon club de Basketball – et je souhaite à tous de partager des instants sur et en dehors du terrain comme j’ai pu vivre sous ses couleurs. » Teddy, rédacteur basket pour Grounds.

« La pomme ne tombe jamais loin du pommier. Alors dans une famille de footeux, je me suis vite retrouvé avec un ballon dans les pieds. C’est à l’A.S Libourne, dans ma ville de toujours, que j’ai pris ma première licence à l’âge de 6 ans. Le Stade Antoine Moueix et le terrain stabilisé derrière, c’était ma deuxième maison. Un endroit remplit de souvenirs et de genoux écorchés vécus à travers les yeux d’un gamin.

J’ai passé 8 ans dans ce club. 8 années de souvenirs, de victoires (beaucoup), de pleurs (rarement) mais surtout des potes, des éducateurs extraordinaires. Je me souviens de figures paternels qui transmettent tout l’amour qu’ils ont pour ce sport. Mais avant de parler de compétitions et de trophées, il y a juste quelques gamins qui donnent tous les uns pour les autres. Le sport dans ce qu’il a de plus simple, de plus vrai.

Je me rappelle d’une seconde famille plus que d’un club de football. Je me sentais bien dans ce cadre. J’étais chez moi entouré de gens bienveillants. Avec le recul, je sais que j’y ai passé mes meilleurs années de footballeur à travers tous les terrains de la Gironde. Des souvenirs qui me ramènent à mon père. Le long de la main courante. Des encouragements (pas toujours) mais surtout la fierté de me voir jouer. Le football c’était notre truc à nous. » David, Rédac’ chef de Grounds.

Soutiens ton Club

Photo de couverture @ Abigail Keenan.