La saison de Major Ligue Soccer vient de se terminer sur le sacre du Toronto FC et sa star, Sebastian Giovinco. Alors nos regards se sont tournés vers les États-Unis et plus précisément vers la Grosse Pomme, New York. C’est dans cette ville qui inspire le rêve que Florian Valot a décidé de tenter sa chance pour accomplir un rêve de gosse : devenir footballeur professionnel. Dans une nouvelle série d’articles, nous allons suivre l’expérience de Florian qui, après être passé par le centre de formation du PSG et la réserve de Monaco, a choisit l’exil aux USA. Parce que c’est fascinant et aussi car c’est une belle leçon de persévérance.

UNE SAISON FRUSTRANTE MAIS RICHE D’ENSEIGNEMENTS

Une saison épuisante aussi bien physiquement que mentalement pour le français. Mais une saison qui lui permet de franchir un cap sur le plan footballistique et mental. On peut diviser la saison de la réserve des Red Bulls en 2 parties. Des bas sur le début avec des mauvaises performances et des mauvais résultats. Puis des hauts avec une deuxième partie de saison faite de victoires avec la manière qui aboutissent sur une belle épopée en playoffs. « Malgré cela, il reste un goût d’inachevé car le groupe méritait mieux en cette fin de saison ». Une aventure qui se termine sur une défaite en finale c’est dur à encaisser. Une saison sous forme d’apprentissage « qui m’a permis de franchir un palier et me prépare bien pour la suite ».

« Malheureusement cette année, je n’ai pas pu me faire une place en équipe première. Il y a une grosse concurrence et les places pour les internationaux sont limitées. Mais je m’entraîne avec l’effectif professionnel toutes les semaines avec 2 voir 4 entraînements par semaine ». Une saison pleine en équipe réserve mais forcément des doutes. En deux saisons, Florian aura appris la patience et le travail. Deux notions qui finissent toujours par porter leurs fruits. Le milieu de terrain technique et élégant passe la saison 2017 sous l’oeil attentif des dirigeants du club.

Finaliste de l’USL. C’est vrai que sur le papier ça ressemble à la saison parfaite. Mais Florian vise plus haut. Il est exigeant avec lui-même. « Une saison qui a été plus compliqué que ce que je pouvais souhaiter. Mais je retiendrais quand même ma fin de saison réussie avec 9 buts et 5 passes décisives sur les 15 derniers matchs et cet enchaînement de victoires ». Jusqu’à la finale …

L’USL, LE TERRAIN DE JEU DE FLORIAN VALOT DEPUIS 2 ANS

Deux années réussies pour notre frenchie. En deux ans, avec la réserve des Red Bulls, le droitier devient un pilier de cette équipe. Il jouera 53 matchs sur deux saisons en inscrivant 13 buts pour autant de passes décisives. Des saisons pleines réalisées dans l’antichambre de la MLS.

On s’interroge forcément sur le niveau de la MLS et de l’USL. Ces championnats lointains sont peu médiatisés en France et l’on peut se demander quelles sont les différences entre ces deux ligues fermées. Sur le plan tactique, c’est un jeu physique et très direct. Quant à l’organisation du championnat, à première vue, peu de différences entre MLS et USL. Deux conférences Est et Ouest qui se retrouvent sur des play-offs de fin d’année pour déterminer un champion. Un système hyper classique aux États-Unis que l’on retrouve en NFL ou en NBA. Quant au niveau de l’USL, Florian nous confirme que c’est une vraie deuxième division faite de réserves (équipe 2) professionnelle. Mais il y a également des équipes indépendantes qui souhaitent intégrer la MLS. Une ligue qui grandit chaque année.

Dans la quête de développement, les dirigeants de la MLS veulent aussi mettre l’accent sur la formation. L’idée est de trouver un équilibre entre des stars qui seront les locomotives de la ligue et des jeunes pousses comme Florian qui se battent pour se faire une place au soleil. Un parcours du combattant pour ces espoirs qui passe très souvent par l’USL. Mais nul doute que la frustration de cette saison 2017 sera vite oubliée avec la préparation d’une saison 2018 qui s’annonce excitante et pleine de défis pour notre frenchie.

UN CONTRAT PROFESSIONNEL AUX RED BULLS ET UNE SAISON 2018 PLEINE DE DÉFIS

Les USA, un pays qui fascine un peu plus chaque année pour un sport venu de l’autre côté de l’Atlantique. Les moyens sont colossaux et les affluences dans les stades dépassent souvent celles du championnat français. Et même si réaliser une carrière professionnelle en Europe reste un rêve pour Florian. Il est heureux d’évoluer aux États-Unis, « un championnat sous-évalué à tort et un football dans lequel je me sens bien ». Un championnat physique et rude dans lequel les joueurs raffinés, comme notre français, finissent par trouver leur place.

« Florian a été très patient. Pendant 2 ans, nous l’avons vu très bien jouer avec l’équipe USL et nous savons à quel point il est talentueux. C’était le moment de l’ajouter à l’équipe première. Nous sommes excités à l’idée de l’avoir dans le groupe pour la pré-saison, nous allons lui donner l’opportunité de s’épanouir dans ce club ». Jesse Marsch, Coach principal des Red Bulls.

Après un passage avec les U23 des Sounders de Seattle, le natif de Pau a signé avec la réserve des Red Bulls il y a maintenant deux ans. Une année avec option qui se terminait en Novembre. « Les prochaines semaines seront déterminantes pour la suite. Mais je souhaite m’imposer au sein d’une équipe de MLS ». Un souhait reçu 5 sur 5 par les dirigeants des New York Red Bulls. Florian vient de signer un contrat professionnel avec le club new yorkais. Certains pourraient penser que c’est un aboutissement mais Florian y voit plutôt le début d’une grande aventure.

Cet article marque le début d’une collaboration avec Florian dans laquelle nous évoquerons avec lui son expérience des États-Unis, de la MLS, de l’Université et bien d’autres choses. Nous espérons vraiment que vous aimerez lire ces articles. En tout cas, nous prenons énormément de plaisir à lancer cette série « Florian Valot, Un frenchie à New York ».