La hype NBA en France ne cesse de grandir. Un phénomène accentué par Bein Sports, quelques sites de super qualité (Merci Trashtalk) mais aussi la volonté de la ligue américaine de choper des marchés à l’international. Avec cette déferlante NBA, des médias alternatifs se développent et les concepts innovants qui vont avec. Aujourd’hui, nous mettons un coup de projecteur sur un coup de cœur unanime de la rédaction : The Playground. Le tout premier Webzine dédié à la culture basketball et NBA. Le résultat, c’est un pur bonheur, aussi bien dans les visuels que dans le contenu, pour tous les fans de balle orange dans l’hexagone. À l’occasion, nous avons voulu en savoir plus sur le projet en posant quelques questions à Stellios Theodoris aka Dunkakis, le fondateur de The Playground, un crossover entre rédacteurs et créatifs digne d’Allen Iverson.

LA NBA EN FRANCE, VRAIE HYPE ET BEL AVENIR

La France et les français se passionnent pour la grande ligue américaine. Le gros problème pour un passionné de NBA reste surtout le décalage horaire. Mais avec la naissance du League Pass, la reprise des droits TV par BeinSports, les highlights de 10 minutes sur YouTube les lendemains de matchs, la démocratisation des streaming et l’accès facilité aux rediffusions. Désormais regarder la NBA n’est plus réservé à une minorité de noctambules. C’est devenu moins contraignant. Fini les nuits blanches et les lendemains difficiles. On peut facilement vivre sa passion sans se lever au beau milieu de la nuit pour voir le King détruire les arceaux.

Une vraie passion qui se vit aussi (et surtout) sur les réseaux sociaux. Outre la team de The Playground, les acteurs de cette tendance sont nombreux. On peut mettre le focus sur la bande de Trashtalk. Un blog de passionné qui devient un phénomène avec plus de 100 000 abonnés sur Twitter aujourd’hui. C’est sûrement l’exemple le plus flagrant. Outre les générations de trentenaires bercés aux commentaires de George Eddy, une nouvelle vague de passionnés arrive. Collégiens ou lycéens, ils kiffent la NBA, adoptent les codes de la grande ligue à coup de checks interminables et portent fièrement le maillot de leur star préférée. Mais peu importe l’âge, tout le monde se retrouve sur Twitter pour des discussions sans fins autour de la balle orange. Et franchement, voir une communauté aussi active et pointue c’est un vrai bonheur.

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THE PLAYGROUND, LE PREMIER WEBZINE FRANÇAIS DE LA CULTURE BASKET ET NBA

Lancé en Mars 2018, le numéro 1 du webzine a tout de suite trouvé son public et reçu les encouragements de la communauté basket en France et de joueurs comme Sandrine Gruda. Le début d’une belle aventure pour ces passionés de basketball et de NBA qui mettent leurs compétences au service de leur passion. Chaque numéro est issu de la collaboration entre rédacteurs et graphistes. En quelques mois, ce sont plus d’une quinzaine de collaborateurs qui se regroupent autour de Dunkakis pour lancer un webzine unique en France.

Le résultat de ce travail et de cette passion, c’est une lecture fluide et aérée. Le contenu visuel est magnifique mais sans perdre de vue l’essentiel : donner du contenu de grande qualité avec une expertise et une plume parfaite. Shame on us ! Nous étions passés à côté de la sortie du premier numéro. Mais après la lecture du numéro 2, on peut confirmer que c’est un immense coup de cœur. Un crossover franchement réussi entre rédacteurs et créatifs pour le bonheur des fans de basketball.

On a dévoré les 62 pages du numéro 2 de The Playground en une soirée. En même temps, on a une excuse, un sommaire super alléchant :

    • interview de l’internationale française de basketball, Olivia Époupa

    • un dossier génial sur les Sonics de Seattle avec l’interview du journaliste américain Chris Daniels

    • Mais aussi un portrait de notre président retraité, Boris Diaw et un retour sur la saison surprise des Pacers d’Indiana et une playlist pour le bonheur de vos petites oreilles !

L’avenir est devant eux. Délaissée ces derniers temps. En crise aussi. La presse papier reste le graal. Ce rêve, les fondateurs de The Playground n’y échappe pas. Mais l’heure est à la prudence et la réfléxion. Dans un premier temps, ils veulent fidéliser les lecteurs autour du webzine et faire le maximum pour en attirer de nouveaux. Ensuite, si les planètes s’alignent pour eux, The Playground deviendra peut-être un magazine à part entière. Fingers crossed.

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QUELQUES QUESTIONS POUR DUNKAKIS, MEMBRE FONDATEUR DU WEBZINE « THE PLAYGROUND »

Nous avons eu la chance de poser quelques questions au fondateur de l’aventure The Playground, Stellios Theodoris aka Dunkakis. Juste pour vous prévenir, nous venons de lancer une alerte « Passion NBA » après avoir lu ses réponses !

G. : Hello Dunkakis, peux te présenter et nous parler de ton parcours ?

Dunkakis : Hello David, je m’appelle Stellios mais j’oeuvre souvent sur les internets sous le pseudonyme de Dunkakis. Je suis Web / Graphic Designer et je travaille dans l’illustration, le web, le graphisme et même parfois sur de la direction artistique ! Pendant mes études, j’ai trouvé un plaisir inépuisable à allier l’une des mes passions de toujours, le basket, à la création graphique. Mon plus grand plaisir c’est de travailler sur du contenu en lien avec le sport et, par chance, j’ai souvent l’occasion de bosser pour la FIBA (la Fédération Internationale de Basket) et surtout pour… The Playground !

G. : Peux-tu nous expliquer la genèse du projet « The Playground » ?

D. :C’est parti d’une réflexion que je faisais mûrir depuis un petit moment dans ma tête. C’est inspiré d’un concept américain « Posterizes » qui cherchait à mettre le graphisme et l’illustration dédiée au webzine à la même échelle que l’article en soi. De mon coté, je me disais que ce serait sympa d’étendre un peu plus ce concept et de proposer à des créatifs et rédacteurs d’intégrer The Playground à chaque numéro.

Quand j’ai pensé à The Playground en tant que webzine, je me suis dit qu’il était pas vraiment question de faire simplement un média dédié au basketball. Il y a déjà beaucoup de médias qui le font en France et qui le font très bien. Je voyais plus ça comme un moyen de lier l’art… et le basketball, qui reste la clé de voûte de ce projet. L’aspect « collaboratif » du webzine nous laisse la marge d’intégrer les gens intéressés par le concept le temps d’un ou plusieurs numéros. C’est aussi un moyen de mettre en avant le talent rédactionnel et/ou créatif des collaborateurs, parce que je trouvais ça dommage qu’une communauté si grandissante en France n’ait pas un petit espace pour s’exprimer, et tant qu’à le faire, autant le faire en s’amusant avec de la création graphique, de la photographie, de l’illustration ou de la rédaction !

G. : Il y a, depuis quelques années, une vraie hype autour de la NBA en France. Comment expliques-tu ce phénomène ?

D. : Je pense que c’est étroitement lié à la belle génération de joueurs français : Boris Diaw, Nicolas Batum, Tony Parker et tant d’autres joueurs qui nous ont fait rêver la nuit, dans une Ligue qui paraissait être si dure et réservée à l’élite américaine. Finalement non, ils ont assuré là-bas. Et maintenant, une nouvelle génération de star comme Evan Fournier et Rudy Gobert s’éclatent en NBA.

Ça s’accompagne aussi de l’émergence des réseaux sociaux. Je me rappelle que petit, j’osais rarement parler NBA parce que j’avais le sentiment que personne ne la regardait vraiment. Je discutais souvent football à la place parce que j’adorais ça et que je l’adore toujours mais j’avais une petite frustration parce que j’avais le sentiment que je n’avais pas souvent l’occasion de partager sur la NBA dans mon entourage. L’émergence des réseaux sociaux a, je crois, permis de palier à ce problème, en rassemblant un tas de passionnés qui n’auraient probablement jamais eu l’occasion de discuter ensemble.

G. : Plus personnellement comment est né ton amour pour la Ligue Américaine ? Quel joueur peut te faire lever en pleine nuit pour mater un match ?

D. : Mon amour pour la NBA s’est déclarée après une rediffusion enregistrée sur cassette du Slam Dunk 2000. J’ai vu Vince Carter en super-héros ce jour-là. Depuis Vinsanity me fascine ! Ensuite, il m’a fallu trois ans après pour plonger à fond dedans, avec l’émergence du « Chosen One » à Cleveland, c’est d’ailleurs, sans surprise, lui qui m’a attaché aux Cavaliers. Cette belle « pause tanking » avec le retour de LeBron James les quatre années précédentes m’a fait du bien. C’est vraiment lui qui me fait me lever la nuit ! j’ai pu vibrer à nouveau pour cette franchise mais bon… Y’a pas grand chose qu’on peut faire aussi bien que tanker, à Cleveland !

Pour le joueur que je suis vraiment le plus depuis quelques années, c’est Giannis Antetokounmpo. Je suis originaire de Grèce, et même s’il n’a été drafté « qu’à » la 15ème place à l’époque, je me rappelle que ça avait provoqué beaucoup de fierté au pays car il me semble qu’aucun joueur grec n’avait jamais été drafté si haut en NBA. Avec la marge de progression qu’il a, c’est un futur MVP en puissance. Il y a tellement de joueurs excitants dans la ligue. C’est sûrement pour ça que j’hésite si peu quand il s’agit de sacrifier un peu de mon sommeil pour les nuits NBA !

G. :Quels sont vos objectifs pour le webzine ?

D. : Les envies sont nombreuses pour « The Playground ». Tous les membres de cette aventure sont géniaux et le webzine est constamment nourri par leurs idées. On ne se laisse que très peu de contraintes sur la ligne éditoriale et graphique, ce qui rend ça encore plus authentique. L’objectif principal c’est de faire perdurer ce projet et qu’il puisses continuer à trouver un public de lecteurs qui apprécieront de le lire autant que nous on a pu apprécier le faire.

Pour les objectifs dans l’immédiat, je dirais que c’est de concrétiser sur l’engouement généré par les deux premiers numéros pour trouver toujours plus de lecteurs. Pour trouver toujours plus de rédacteurs et créatifs qui veulent participer au webzine le temps d’un numéro ou même plusieurs. La beauté du basketball réside en partie dans son éclectisme, en allant de Tim Duncan, le joueur de Donjons & Dragons invétéré, à Pau Gasol le « joueur de contrebasse » !

On va suivre de très (très) près l’aventure « The Playground » chez Grounds. On vous invite oblige à faire de même ! Un grand merci à Amandine pour avoir rendu cet article possible et pour nous offrir un visuel unique pour illustrer notre article.