Après une saison longue mais passionnante, c’est le moment que tout le monde attend (un indice : ce n’est pas Noël). Le money time de la saison. Il est bien entendu question des Playoffs NBA 2018. On fait un petit récap’ des forces en présence. Mais le but n’est pas juste de vous faire un bilan de la saison écoulée ou de vous noyer sous les statistiques pointues. Il y a des spécialistes pour ça qui font super bien le taf. On pense forcément à la Team First Team et aux génies de Trashtalk. Nous sommes de simples passionnés de basketball et de NBA à la rédaction. Nous avons eu envie de vous faire partager notre « bracket » pour ces playoffs NBA.

UNE SEULE BAGUE DE CHAMPION, UN CORTÈGE DE PRÉTENDANTS

Les Houston Rockets, l’an de grâce ?

La vérité d’une saison est complètement remise en question quand les playoffs arrivent. Même si les Rockets sont pleins de certitudes et proposent le jeu le plus excitant de la ligue, ils seront l’équipe à abattre. Favori, un statut encore inconnu pour les texans. Mais ils viennent de réaliser une saison magnifique. Un collectif huilé et un « firework » offensif. Le tout orchestré par James Harden. The Beard était sur une autre planète. Le trophée du MVP lui revient de droit, et la nouvelle saison en triple-double de Westbrook ne devrait rien y changer.

Golden State Warriors, un champion fatigué

Attention à la bête blessée. Comme l’an dernier, les Warriors ont terminé la saison sur les rotules. Mais ils sont habitués des grands rendez-vous maintenant. Épaulé par Durant, Thompson, Green and Co, Steph’ Curry, s’il est épargné par les blessures, peut porter sa team très loin. Jusqu’au Back to Back ? Pas impossible mais cette année la concurrence est féroce et ne se résume plus aux seuls Cavaliers.

Oklahoma City Thunder, un extraterrestre et des déceptions

OKC reste une énigme pour nous. Une franchise qui a pris le pari d’encadrer Russell avec deux anciens franchise players, Carmelo Anthony et Paul Georges. Sur le papier le Big 3 a de l’allure et de quoi effrayer quelques défenses. Mais la mayonnaise n’a pas forcément pris cette année. Carmelo n’est qu’un intermittent du spectacle alors que PG arrive encore à sortir des matchs monstrueux (il vient de le prouver sur le Match 1 contre Utah). La faute peut-être à Russell Westbrook, un véritable goinfre de ballons qui vient de finir une deuxième saison d’affilée en Triple-double. Il écrit l’histoire de la NBA mais maintenant il serait temps d’aller chercher une bague. Avec Oklahoma ou ailleurs, en tout cas pas cette année pour nous !

Les Philadelphie Sixers, La surprise du chef ?

Après quelques années de galère (et les meilleurs choix de draft), les Sixers commencent à sortir la tête de lot. Mais pas seulement ! Emmenés par un gros collectif et deux basketteurs monstreux : Ben Simmons (futur Rookie de l’année?) et Joel Embiid, ils viennent de boucler une saison historique avec un bilan qui dépasse les 50 victoires. Une équipe jeune et prometteuse. Mais sûrement trop tendre pour espérer la victoire finale cette année. Mais Philadelphie fait bien partie des franchises à surveiller de très près dans les années qui viennent. « The Process » est en route ! Leur série contre Miami est bien lancée avec une victoire éclatante dans la nuit de samedi. Ils ne devraient faire qu’une bouchée des Floridiens.

Cleveland Cavaliers, LeBron trop seul ?

Les qualificatifs finissent par manquer quand on veut parler du King LeBron James. Avec statistiques dingues, LeBron vient de terminer une saison hallucinante lors de laquelle il a pris part aux 82 matchs de la saison. Il a littéralement porté Cleveland sur ses (larges) épaules pour porter la franchise de l’Ohio à la 4ème place de la Conférence Est. Le King a passé la saison à faire tomber des records. Avant peut-être de quitter sa franchise de toujours, pourra-t-il s’offrir une nouvelle bague de champion avec des lieutenants moins bons que les années précédentes ? On a un gros doute mais s’il y a bien une star qui peut faire mentir tout le monde, c’est James !

Les Boston Celtics, des absences insurmontables ?

Les fans de NBA se souviennent tous des images terribles de la blessure de Gordon Hayward. Une fracture lors du premier match de saison régulière et voici les Celtics qui doivent tout reconstruire. En repartant sur un collectif cohérent, ils ont réussi à réussir une belle saison en restant longtemps numéro 1 à l’Est. Grâce notamment à Kyrie Irving omniprésent et casseur de chevilles mais aussi en faisant confiance à des jeunes phénomènes comme Jaylen Brown et le rookie Jayson Tatum. Le coach Brad Stevens a fait le job mais l’absence de Kyrie devrait les empêcher d’aller en finale de conférence.

Toronto, les canadiens en pole position à l’Est

Toronto c’est un beau collectif avec deux stars DeRozan et Lowry. Mais cette année, les canadiens trouvent leur force dans l’effectif et la rotation avec un banc hyper compétitif. En tout cas, sûrement l’un des plus beaux de la ligue américaine. La seule vraie question réside dans le niveau de cette team en playoffs qui passe à côté depuis quelques années. Mais ils sont armés pour aller très loin. La clé résidera dans le rendement des stars des Raptors.

PLAYOFFS NBA, LE « BRACKET » DE LA RÉDACTION GROUNDS

Comme c’est le tendance du moment, on vous livre nos prédictions. Nous vous invitons d’ailleurs à réaliser votre propre « Bracket » sur le site officiel de la NBA. À la façon d’un Obama avant le March Madness de NCAA, voici notre « Bracket » pour l’édition 2018 des Playoffs NBA. Un suspense dingue dès le premier tour et sûrement des matchs 7 en pagaille. Une édition ouverte et passionnante.

Conférence Ouest : Les Rockets intouchables ?

La confrontation la plus excitante de ce premier tour, est sans aucun doute le match entre le Utah Jazz et OKC. Opposition de style. Une série qui sent bon le match 7 entre un big 3 hyper attendu pour le Thunder et un collectif du Jazz qui se connaît par cœur porté par Donovan Mitchell on fire (en lice pour le Rookie de l’année). Avantage à Oklahoma sur le premier match mais le cœur a parlé. Rudy Gobert et le Jazz l’emporte au finish.

Autre série de playoffs indécise, Portland vs Nouvelle Orléans. Les Pélicans réalisent une belle saison et pouvait avoir des rêves de finale de conférence. Mais la blessure de Cousins risque de les freiner dans leur quête. Une belle équipe avec de l’avenir porté par un Anthony Davis au top de sa forme. Le seul mono-sourcil que tu trouves cool ! Mais Portland et son duo Lillard-McCollum ont les armes pour contrer les Pelicans. Avantage à l’un des meilleurs backcourt de la ligue. Victoire de Portland.

Dans les autres séries de la Conférence Ouest, Houston et Golden State ne vont laisser que des miettes à leurs adversaires. Dans le meilleur des cas, Minnesota et San Antonio iront gratter une ou deux victoires maximum. Et ce sera déjà pas mal !

Le Jazz se qualifie aux forceps contre OKC. Mais la franchise de l’Utah y a laissé des plumes. On ne vient pas à bout de Russell Westbrook en claquant des doigts. Ils retrouvent Houston qui vient d’éliminer facilement les Timberwolves du Minnesota. Les potes de James Harden n’ont aucun pitié. Ils écartent facilement la team du défenseur de l’année (on croise les doigts Rudy) et filent en finale de conférence. Ils y affronteront les Warriors qui ont battu les Trail Blazers à l’expérience … et au talent ! Avec une finale absolument dingue et haletante, avantage aux Rockets. Les Houston Rockets atteignent les Finales NBA 2018. Une juste récompense pour une équipe qui a régné sur la ligue.

Conférence Est : Qui succèdera aux Cleveland Cavaliers ?

Dès le premier tour, les affiches sont passionnantes. On pense forcément aux Cavaliers qui affrontent de solides Pacers. Indiana a mis en lumière les doutes qui entourent la franchise de l’Ohio. Un monstre, LeBron encore en Triple-double, mais pas grand chose autour. Trop seul pour contrer un super collectif des Pacers qui vient de fesser Cleveland dans son antre. Une belle déculottée mais on croit au sursaut d’orgueil du King. Victoire de Cleveland dans la douleur.

Autre série indécise, Boston vs Milwaukee. Le match 1 a accouché d’un match fou comme seule la NBA peut nous en offrir. Suspense, tir au Buzzer et prolongations. Le scénario idéal pour commencer ces playoffs. On en redemande. Une opposition qui promet des étincelles mais avantage aux Celtics sur cette série. Dans les autres matchs à l’Est, les Philadelphie Sixers et les Toronto Raptors ne vont faire q’une bouchée de leurs proies.

Après un premier tour difficile contre les Bucks, les Celtics affrontent les Sixers. Avec la jeunesse, l’enthousiasme et le talent, cette série voit s’affronter sûrement les deux équipes les plus prometteuses de la NBA. Dans ce match de futurs (très) grands, la rédaction de Grounds donne l’avantage aux Philadelphia Sixers. Le choix de l’avenir ! Dans un autre style, les Cavaliers se frottent aux canadiens de Toronto. Habitués à swipper Indiana, LeBron a dû tout faire pour éliminer les Pacers au premier tour. Ça ne suffira pas contre les Raptors qui battent les Cavaliers et mettent fin à leur suprématie à l’Est. En finale de conférence, les Toronto Raptors abordent, en favori, leur série contre les Sixers de Simmons. Le manque d’expérience de Phillie se fait sentir et même le retour en forme d’Embiid ne pourront rien y faire. La franchise du Canada l’emporte et file en Finales NBA pour la première fois de leur histoire.

Houston Rockets vs Toronto Raptors, Finale NBA historique

Pour la rédaction, l’opposition finale entre Houston et Toronto semble inévitable. Équipes performantes, expériences, talents … Tous les ingrédients sont réunis pour qu’une de ces deux franchises deviennent championne NBA à la fin de ces playoffs. Dans cette finale historique, nous donnons l’avantage aux Houston Rockets. On ne révolutionne pas ce que les bookmakers imaginent mais la saison des texans est tellement belle qu’elle mérite de se terminer sur une bague de champion.

Ce serait aussi un joli clin d’oeil au destin. On pense forcément à l’histoire qui réunie James Harden et DeMar DeRozan. Ces deux-là entendront sûrement résonner dans leurs têtes le titre de NWA « Straight Outta Compton ». Originaires de Compton, quartier ravagé par les guerres de gangs et la drogue, les deux gamins de Californie ont commencé à jouer au basket ensemble. Ils ont échappé au pire grâce à cette grosse balle orange. Ce serait la belle histoire de cette finale. American Dream mec !

via GIPHY