Aujourd’hui, nous rencontrons un footballeur baroudeur à la carrière bien remplie. Ce niçois a traversé la France, et même l’Europe, avec toujours le même enthousiasme. Celui d’un latéral gauche offensif qui se passionne pour son sport. À 32 ans, il vient d’achever une saison avec le RC Lens. Une montée en L1 qui leur échappe de peu mais une saison riche en souvenirs. Aujourd’hui, Anthony Scraramozzino recherche un club en s’entraînant sous le giron de l’UNFP (Union Nationale des Footballeurs Professionnels).

Il nous accorde un entretien dans lequel il raconte sa carrière, ses souvenirs et ses projets. Rencontre avec un mec bien.

Grounds : Tout d’abord, comment as-tu vécu la belle saison du RC Lens ? Même si malheureusement, elle ne se termine pas sur une montée.

Anthony Scaramozzino : Ce fut une saison riche en émotions de la première à la dernière journée. Malheureusement, la montée ne fut pas au rendez-vous. Mais j’ai connu des joueurs extraordinaires de simplicité et de générosité. 

G. : Plus personnellement, tu étais en fin de contrat en juin. As-tu eu des discussions avec les dirigeants lensois ou c’était dans le deal de faire 2 ans ?

A.S : J’avais paraphé un contrat de 2 ans. J’ai eu plusieurs discussions avec Casanova mais ils (staff et dirigeants) ont décidé de s’orienter vers d’autres joueurs. 

Anthony Scaramozzino portant les couleurs du RC Lens.

G. : Tu fais une vraie préparation physique avec l’UNFP en ce moment. Peux-tu nous dire ce que vous faites ? La préparation physique est-elle aussi intense qu’au sein d’un club professionnel ?

A.S : L’UNFP nous permet de suivre une préparation digne d’un club professionnel avec des structures top niveau, un staff et des joueurs professionnels. De nombreux joueurs sont passés par les terrains de la Ligue 1. La préparation est suivi de 8 matchs amicaux contre des équipes de Ligue 1 et Ligue 2. Nous avons déjà joué contre Orléans.

G. : Tu as la trentaine. Forcément tu n’appréhendes plus le football comme à 20 ans. Qu’est-ce qui à le plus changé dans ta vision ? Et dans ta préparation ?

A.S : Avec la maturité on apprend a se connaître et à mieux écouter son corps. Être plus minutieux dans les échauffements afin de bien préparer sa séance. Et surtout on connaît bien mieux les petits détails de la récupération dite invisible. L’étirement, l’hydratation mais aussi le sommeil et l’alimentation. C’est la base pour un athlète de haut niveau.

« On connaît bien mieux les petits détails de la récupération dite invisible. L’étirement, l’hydratation mais aussi le sommeil et l’alimentation. La base pour un athlète de haut niveau »

G. : La préparation physique d’avant saison est une période cruciale mais aussi la plus dure pour les joueurs. Quel exercice te faisait faire des cauchemars ?

A.S : Le test de VAM (Vitesse Maximale Aérobie) que l’on appelle VAM Eval. C’est un test physique de début de saison. Chez les footballeurs, on l’appelle aussi le test du bip bip. Un passage obligé pour avoir toutes les informations nécessaires pour bosser pendant le reste de l’année.

Anthony Scaramozzino sous les couleurs de l’Omonia Nicosie.

G. : France, Chypre, Grèce et Angleterre …Tu as beaucoup voyagé avec le football. Quelle destination t’a le plus marquée ? 

A.S : Le foot m’a permis de voyager aux 4 coins de la France puis à l’étranger. J’y ai appris de nouvelles langues et de nouvelles cultures. C’est très enrichissant. Mon esprit est plus ouvert et celui de mes enfants aussi.

« J’y ai appris de nouvelles langues et de nouvelles cultures. C’est très enrichissant. Mon esprit est plus ouvert et celui de mes enfants aussi »

Ce qui m’a le plus marqué lors de mon passage à Chypre c’est la beauté de ce pays. Ce pays mérite vraiment d’être plus visité. Les chypriotes sont des personnes bienveillantes et ouvertes d’esprit. Ils sont passionnés de football. On peut presque parler de religion.

G. : En dehors du football, un voyage qui t’a marqué ?

A.S : Aucune hésitation ! La République Dominicaine. Une nature sauvage et des plages paradisiaques. Un peuple chaleureux et une ambiance de fête. Une destination de rêve. Quand je voyage je suis plus hôtel que sac à dos.

G. : Peux-tu nous donner ta plus belle saison en tant que footballeur et ta plus belle émotion ?

A.S : Ma plus belle saison c’est à Chypre avec l’Omonia Nicosie. J’ai passé deux saisons là-bas. À quelques journées de la fin de la saison, nous étions à 10 points du 4ème. C’était une place qualificative pour les play-off. Nous avons réalisé une remontée exceptionnelle pour jouer ces play-off puis finir 3ème du championnat. Nous étions qualifiés pour la Ligue Europa.  L’émotion du travail accompli. Mais surtout la joie de l’équipe et des supporters était extraordinaire.

G. : Tu es niçois de naissance et de coeur et tu joues pour la sélection niçoise. Tout d’abord j’imagine que c’est une fierté immense ? Quel est le rôle de cette sélection ?

A.S : Ma plus belle émotion ce fut bien sûr mon premier match professionnel avec mon club formateur l’OGC Nice au stade du Ray devant ma famille et mes proches. Un souvenir magique. Oui c’était une première pour moi et en plus à l’Allianz Riviera. Le rôle de cette sélection est de représenter le conté de nice, composée uniquement de joueurs niçois.

Une fédération a été créée. Elle organise des championnats d’Europe et du Monde. Plusieurs petits pays ou Etats ont décidé de créer leur équipe pour disputer ces compétitions. La Selecioun (« Sélection » en niçois) est d’ailleurs championne du monde des petits pays en 2014 et vice championne d’Europe l’année suivante.

Anthony Scaramozzino, capitaine de la Selecioun.

G. : Quel joueur t’a le plus impressionné ? Quel est le joueur que tu as connu qui était le plus travailleur ?

A.S : Le joueur qui m’a le plus impressionné c’est sans aucun doute Hugo Lloris. C’est un ami et nous avons été formé ensemble à Nice.

« Le joueur qui m’a le plus impressionné c’est sans aucun doute Hugo Lloris. C’est un ami et nous avons été formé ensemble à Nice »

Le plus travailleur, je dirais José Moreira, un gardien portugais international ancien gardien du Benfica avec lequel j’ai évolué à Chypre. Les gardiens généralement ont une mentalité irréprochable.

G. : Inversement, ton plus mauvais souvenir ? Un transfert que tu regrettes ?

A.S : Mon plus mauvais souvenir c’est sans aucun doute mon passage en Angleterre à 19 ans. J’avais signé au Gilingham FC. Mais une clause dans le contrat ne m’a pas permis de jouer et d’être payé pendant une année entière. Une année très difficile pour ma femme et moi.

Je ne regrette rien même cette péripétie en Angleterre. Elle me sert aujourd’hui pour continuer d’avancer. Ça forge le caractère.

G. : Tu as 32 ans et encore des années de joueurs devant toi, mais comment prépares-tu ton après carrière ?

A.S : Mon après-carrière, ou du moins mon fil conducteur, est déjà en état de marche. Je sais ce que je veux faire et comment y arriver.

G. : Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter pour l’année prochaine ?

A.S : Un nouveau challenge dans un nouveau club car l’envie et le physique sont toujours là. Je me sens encore hyper compétitif. Ma venue à l’UNFP le démontre.

Anthony Scaramozzino avec l’UNFP contre Orléans.

SON PARCOURS

    • 2003 à 2008 : OGC Nice

    • 2004-2005 : FC Lorient (en prêt)

    • 2005-2006 : Gilingham FC (en prêt)

    • 2006-2007 : AS Cannes (en prêt)

    • 2007-2008 : OGC Nice

    • 2008 à 2010 : CS Sedan Ardennes

    • 2010 à 2012 : LB Châteauroux

    • 2012 à 2015 : Omonia Nicosie (Chypre)

    • 2014-2015 : Panetolikos (en prêt)

    • 2015 à 2017 : RC Lens

LA SÉLECTION D’ANTHONY SCARAMOZZINO

Les entraînements de football et la préparation physique sont de plus en plus pointus dans les clubs professionnels. Les gilets GPS sont donc incontournables lors des entraînements de début de saison. Ils sont utiles pour le staff. Ils permettent d’en savoir plus sur l’athlète et d’adapter la préparation.

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