Koh Lanta, la guerre des chefs. Un incontournable du paysage audiovisuel français. Chaque vendredi soir, les réseaux sociaux s’affolent au rythme des éliminations et des épreuves de la 20ème saison. Nous avons eu la chance de poser quelques questions à la très disponible Chloé Dessard. Mais les fans inconditionnels de Koh Lanta la connaisse plutôt sous le nom de Clo ! Discrète, souriante, sportive et passionnée d’aventure, la Saumuroise nous raconte son aventure.

Diffusée depuis toujours sur TF1, l’émission de survie et d’aventure fait éclater les scores d’audience. Au rythme des « Ah » de Denis Brogniart, les candidats survivent dans des conditions hostiles avec des épreuves toujours plus folles. Cette année, la 20ème saison a posé ses valises à l’autre bout du monde : Les îles Fidji !

Grounds. : Participer à Koh Lanta, c’était un rêve pour toi ?

Chloé Dessard : Oui, je regarde Koh Lanta depuis très jeune en famille. Cette aventure représentait un vrai rêve pour moi. Quelle chance d’avoir pu le réaliser… et pleinement !

G. : Qu’est-ce qui t’as le plus surpris par rapport à l’idée que tu te faisais de l’émission Koh Lanta ?

Clo : Ce qui était le plus difficile et que je n’avais pas appréhendé, c’est la longueur des journées sur une île déserte quand tu n’as rien à faire et que tu n’as pas d’énergie ! Interminable… on s’ennuie beaucoup !

G. : Comment les équipes s’organisent-elles dans les premiers jours de survie ? Ça se fait naturellement ?

Clo : Pour l’organisation en équipe on communiquait pour se répartir certaines tâches et être le plus efficace possible. Ça se fait naturellement ! En tout cas dans ma tribu bleue.

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G. : Comment vous vous préparez pour les épreuves souvent très physiques ?

Clo : J’ai fait une prépa physique plus intensive qu’à mon habitude, à base de renforcement musculaire principalement (Un genou fragile suite à une rupture des ligaments croisés) avec un kiné et aussi avec mon frère qui m’avait préparé un programme d’entrainement. J’ai aussi intensifié la piscine et l’apnée.

G. : Comment arrive-t-on à gérer la répétition des épreuves, la faim et le peu de force physique ?

Clo : Concernant la faim, je n’en ai pas vraiment souffert. J’avais déjà jeûné plusieurs fois et savais que mon corps était plutôt résistant à la privation, même si on n’est jamais confronté à de la survie extrême comme celle dans Koh Lanta. Il faut essayer de se préserver un minimum sur le camp si on veut avoir les ressources nécessaires lors des épreuves.

G. : Quelle épreuve t’a le plus marqué ?

Clo : C’est l’épreuve des pierres sous l’eau car j’ai réalisé une énorme performance ! (2 apnées de 21 mètres à 2,80 de profondeur avec 25 kg dans les mains).

G. : Et celle où tu t’es impressionnée toi-même ?

Clo : Il y en 2 ! Celle de la clé de voute où il faut tenir sur une poutre en équilibre le plus immobile possible en tenant une corde tendue et en allant placer des pièces tout en gardant l’équilibre. La deuxième, c’est l’épreuve à l’aveugle où il faut faire un jeu de mémory.

De l’agilité, de l’équilibre et de la concentration pour la première. Gestion du stress, mémorisation et concentration pour la deuxième !

La grande finale de Koh Lanta « La Guerre des Chefs », diffusé le Vendredi 21 Juin, est un immense succès pour TF1 avec une audience folle autour de 4 Millions de téléspectateurs. Chaque épisode de l’émission de survie comptabilise environ 4 Millions de téléspectateurs soit plus de 20% du public.

G. : Qu’est-ce qui était le plus dur à vivre : la faim ou Maxime qui sait tout sur tout ?

Clo : Entre Maxime et la faim ? La faim ! Même si j’aurais bien mangé Maxime parfois ! (Rires).

G. : Koh Lanta reste un show télé. Quel rôle joue la production dans votre quotidien d’aventurier ? Comment apprend-on à gérer la présence des caméras ?

Clo : La production ne dirige rien. On est totalement libre de dire/faire ce qu’on veut, pas de rôle joué du tout ! Quant aux caméras, elles sont avec nous quasi tout le temps. On ne les oublie pas, on fait avec. On savait ce qui nous attendait avant de partir, ça fait partie du « jeu ».

CHLOE DESSARD, UNE AVENTURIÈRE EN FINALE DE KOH LANTA 2019

G. : Est-ce compliqué de gérer des stratégies quand le physique et le moral souffrent ?

Clo : Les stratégies font partie de Koh Lanta. C’est un jeu où il faut aller le plus loin possible. C’était compliqué parfois car je ne suis pas une calculatrice de base, plutôt quelqu’un de spontané qui n’aime pas se servir des autres… mais quand on est à Koh Lanta, il faut être prêt à avancer quel que soit la manière. D’où les stratégies mises en place. Et c’est vrai que garder sa lucidité lorsque son corps souffre, ça n’a pas toujours été évident.

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G. : Sans faire trop de bruit, tu figures parmi les candidats qui sont aux portes de la finale. Comment expliques-tu ton super parcours dans Koh Lanta ?

Clo : Les armes qui m’ont permis d’aller aussi loin sont mes capacités d’adaptation et mes facilités en terme de relations humaines. Je suis quelqu’un de plutôt cool, qui a de l’humour et beaucoup de joie de vivre. En plus, n’étant ni la meilleure ni la plus nulle sportivement, mais plutôt milieu de tableau, j’avais le profil parfait pour aller loin !

G. : Quelles étaient tes ambitions en arrivant aux îles Fidji ?

Clo : Mes ambitions ? Forcément aller au bout et remporter Koh Lanta. Mais je me suis donnée plusieurs étapes à franchir…

1-      Ne pas partir la première

2-      Atteindre la réunification

3-      Accéder à la finale

G. : On perd forcément des muscles en condition de survie. Quels sont les muscles que tu as le plus perdu ? Et quel conseil donnerais-tu pour regagner du muscle ?

Clo : Aujourd’hui je fais principalement du VTT, de la natation et un peu de fitness. J’ai repris du muscle des cuisses grâce au vélo principalement. Il faut s’y remettre petit à petit, ne pas en faire trop d’un coup sinon la récup est compliquée. J’avais beaucoup perdu en force des bras, donc le meilleur remède c’est les tractions !

G. : Qu’as-tu le plus apprécié à ton retour en France (alimentation, hygiène, confort …) ?

Clo : Ce que j’ai le plus apprécié à mon retour c’est de manger tout ce sur quoi je fantasmais sur l’île. En commencant par une méga pizza au saumon ! Mais aussi la tartiflette de mon meilleur ami et bien d’autres. Et mon lit évidemment … un régal de l’avoir retrouvé !

G. : Inversement, qu’est-ce qui te manque le plus dans l’aventure ?

Clo : Ce qui me manque le plus de Koh Lanta ? Je dirais le dépaysement … les Fidji c’est un vrai petit coin de paradis sur Terre.

(Re)Lire notre article sur la survie et l’aventure à la télévision.